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Du graphisme au webdesign, en passant par internet et les nouvelles technologies, nous parlons ici de tout ce qui concerne de près ou de loin aux métiers de la communication.

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Le graphiste doit-il être polyvalent ?

Par le 17 octobre 2011
S’il y a bien un point de désaccord récurrent dans nos métiers, c’est celui de savoir si un graphiste doit savoir créer sur tous les supports (print ou web) ou intégrer lui même son design.
Déjà, mettons nous d’accord sur ce qu’est la « multi-compétences », et sur le sujet de cet article ô combien casse-gueule, mais que j’avais envie de traiter depuis un moment déjà.
Je vais donc parler de la polyvalence d’un point de vue de quotidien de graphiste créatif. Quel graphiste print n’a jamais eu de demande web ? Quel webdesigner n’a jamais eu de demande d’intégration ? Etc.
Analysons les pour et contre de savoir tout faire, ou du moins, de tout proposer.

La polyvalence, ça fait bouffer

Le gros intérêt de proposer aussi bien des travaux web, print, que de l’intégration, c’est qu’on est sûr de pouvoir répondre à toutes les demandes. Évidemment, il y a toujours des sujets qu’on maîtrise mieux que d’autres, mais beaucoup partent du principe que plus on propose de services, mieux on répondra à une demande globale. C’est un point du vue louable, tout à fait justifiable mais qui a ses limites. En effet, la plupart du temps, être polyvalent, ça veut dire être moyen partout. Heureusement, ce n’est pas le cas de tout le monde (je connais des DA qui assurent aussi bien en print, qu’en web + inté), mais d’une manière générale, un créatif n’aura jamais la même expertise qu’un développeur dont c’est le métier et qui maîtrisera son sujet puisqu’en théorie, ce dernier sera toujours en veille sur le sujet, saura se mettre à jour concernant les nouvelles technologies et surtout, pourra les comprendre et les appliquer plus rapidement.

Par contre, un designer graphique est un designer graphique. À ce titre, et à mon sens, un créatif devrait savoir travailler aussi bien pour le print que pour le web. Certes, les contraintes du support ne sont pas les mêmes, mais elles sont aisément assimilables. Notre métier de créatif, c’est savoir composer, connaître la typographie, la couleur, l’équilibre, le blanc tournant, et, d’une manière globale, d’être capable de transmettre un message, de communiquer visuellement et ce, quel que soit le media.
J’ai du mal à imaginer un graphiste qui créerait une charte graphique sans penser à ses déclinaisons Pantone/CMJN (pour un webeux) ou RVB/Hexa (pour un printeux). Nos métiers sont tellement interchangeables, les clients requièrent une présence aussi bien sur la toile que dans vos magazines et on devrait pouvoir maîtriser tous les supports de communication sur lesquels nos créations vont apparaître.

Savoir déléguer, savoir sous-traiter

Le professionnel, c’est celui qui sait où sont ses limites, quand déléguer mais c’est aussi celui qui sait ce qu’il fait de mieux et ce pour quoi il est bon.
Se pose donc la question de l’intégration. Doit-elle être faite par un développeur ? Est-il nécessaire, pour le graphiste, de savoir intégrer ? Faut-il sectoriser les métiers au point d’ignorer ce que fait son collègue ?
Il n’y a pas de réponses faciles. Elles varient suivant les compétences des uns et des autres (j’ai déjà vu des créas meilleurs intégrateurs que des personnes dont c’est le métier, et vice-versa, si si). Mais d’une manière générale, il est certain que dans tout métier, il faut savoir un minimum comment travaille celui qui nous précède ou celui qui nous succède, afin d’avoir une meilleure compréhension du projet dans sa globalité. En effet, il n’est à mon avis pas nécessaire que le créa sache intégrer au pixel près son design, mais par contre, il doit avoir essayé, avoir des notions HTML/CSS (minimum !) pour connaître les contraintes qui vont s’imposer d’elles-mêmes lors de l’intégration. Par exemple, designer pour le web sans connaître ses (im)possibilités typographiques est une aberration. Ne pas savoir coder un formulaire skinné en est une autre : si l’on sait ce qui est possible, on a déjà fait la moitié du chemin.

Aussi, savoir déléguer, c’est se concentrer sur ce qu’on sait faire de mieux, et maîtriser son sujet. Passer plus de temps à faire ce que l’on aime et ce pourquoi on est bon, sans se restreindre (quel créa-qui-fait-aussi-de-l’inté ne s’est pas déjà dit “Je ne saurai pas le coder, je vais laisser tomber.” ?).

Également, l’intégrateur doit savoir communiquer avec son designer avant de prendre des libertés avec sa maquette. Évidemment, sur de gros projets, le graphiste peut avoir laissé quelques incohérences, voire de gros flous, et l’intégrateur saura les mettre en exergue et les lui communiquer pour qu’ils trouvent une solution ensemble. Une équipe solide et unie est importante, car il ne s’agit pas de déléguer en oubliant sa part de responsabilité : il faut aussi savoir travailler équipe et comprendre les envies et contraintes de chaque métier. Le designer designe, l’intégrateur intègre mais rassurons-nous : un échange basé sur la confiance est possible, et même indispensable.

De la polyvalence naît la médiocrité ?

D’une manière générale, j’ai souvent lu que la polyvalence était l’inverse de l’expertise. En effet, l’expertise repose sur la maîtrise d’un sujet particulier, alors que la polyvalence, c’est la connaissance de plusieurs sujets liés. Entre la connaissance et la maîtrise, il y a un énorme fossé, car il est évident que l’on ne peut pas être maître de tout. J’ai souvenir d’avoir vu, à Rome, un « Sushis – Kébab – Pizza »… ça vous donne, envie d’aller y manger, vous ? 😉
Cependant, on peut se demander si l’expertise (non auto-proclamée comme c’est légion sur le web, ici et là…) est vraiment nécessaire et si une connaissance plus réduite mais sur plusieurs sujets n’est pas plus pertinente suivant les projets.
Finalement, il s’agit de choisir les bonnes personnes pour les bons projets : un graphiste polyvalent peut suffire et faire appel à plusieurs experts peut parfois être too much. Tout est une question d’équilibre et de bon-sens, et on peut voir dans le sondage initié par Jean-Philippe qu’il n’y a  pas de réponse universelle.

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46 Commentaires
  1. Répondre

    ephfx

    17 octobre 2011

    Avant de répondre à la question de la polyvalence, peut être faut il déjà définir le champ de compétences d’un graphiste, d’un web designer, d’un intégrateur, etc. Autre facteur important, et la c’est sur la partie expertise : quels sont les facteurs qui permettent de déterminer si l’on a atteint un niveau d’expertise ou pas. On revient sur des problématiques qui ont déjà été évoquées maintes et maintes fois, à savoir quel est l’élément référent, quelle est la norme dans nos métiers (difficile comme sujet, un expert de la question saura surement répondre). Peut être faut il se risquer à arrêter une définition, un niveau et des valeurs pour pouvoir s’appuyer sur un socle qui te permette d’apporter une réponse plus tranchée.

    A suivre, je suis curieux de lire les réflexions et réactions de nos confrères.

    • Répondre

      Christelle

      17 octobre 2011

      C’est en cela que je disais que c’était un sujet casse-gueule, et j’assume n’avoir proposé qu’une amorce à une réflexion qui se voudrait plus poussée.
      En effet, il faudrait définir des limites avant de juger de la pertinence à les dépasser ou non, mais avec ces métiers nouveaux, qui évoluent sans cesse.

      La DA print s’est étendue sur le web, le web s’est étendu sur le mobile, chose qu’on ne connaissait pas du tout (pas dans l’état, en tout cas) il y a encore très peu d’années.
      Mon propos, c’est que le support évolue, il convient de s’y adapter et de proposer des réflexions créatives qui colleraient à l’ensemble de ces supports plutôt que de se cantonner à ce qu’on sait faire. Ne savoir faire « que » du print, ce n’est pas de l’expertise (selon moi) mais plutôt un entêtement. Par contre, ne savoir faire que de la créa ou que du dév, ce sont (toujours selon moi), deux champs d’expertises bien différents.

    • Répondre

      Jean-Philippe

      17 octobre 2011

      Je pense qu’on ne s’auto-proclame pas « expert ». On le devient à force de travail et d’expérience et on est élu/reconnu/adoubé par nos pairs comme possédant une expertise dans un domaine.

  2. Répondre

    Mathieu

    17 octobre 2011

    Très bon article, je le partage.

  3. Répondre

    Laurent DEMONTIERS

    17 octobre 2011

    Sujet bien trollesque 🙂 Tu vas voir débouler des hordes de trolls, celles-là même qui parlent encore de l’intervention de Francis Chouquet au Paris Web 2010 :-).

    Mon analyse rapide:

    Je constate que moins une structure à de ressources disponibles, plus elle recherche des ressources polyvalentes. De façon corollaire, les agences avec beaucoup de ressources tendent à s’entourer de ressources spécialisées, et a les faire travailler ensembles sous la direction d’un chef de projet et selon des procédures établies en amont.

    Comme en règle général, les équipes constituées de spécialistes si (et seulement si) elles sont bien drivées, produisent généralement des interfaces plus ambitieuses et mieux réalisées que les petites équipes de ressources polyvalentes, elles sont aussi plus chères.

    Perso, je réfléchis plutôt en termes de compétences et en fonction de la nature, des besoins et du budget de chaque projet..

    En tant que graphiste indé, plus on se positionne sur une offre de service large, plus on est sollicité par des petits budgets qui requièrent des moutons à 5 pattes.

    Ta question initiale est déjà bien trop large 🙂 tu aurais seulement pu rester dans le monde du visuel et te demander si un graphiste dois savoir dessiner, créer des illustrations vectorielles pour les enfants, des icônes, des illustrations réalistes ou des illustrations BD, réaliser des aquarelles à « la main », des sculptures, des collages, créer des typos, prendre des photos, créer des animations tradi,des logos, des affiches, des timbres, des motifs textiles … même en restant dans le domaine du graphisme on peut citer des 100aines d’activités qui pourraient constituer autant de métiers différents.

    • Répondre

      Christelle

      17 octobre 2011

      En effet, tu rejoins ma conclusion, c’est une question de pertinence suivant les projets, leur envergure, la stratégie de communication globale et, bien sûr, le budget.

      Par contre, si on réfléchit pour un graphiste indé, ses compétences moyennes dans chaque domaine (je ne parle ici que de créa + inté) suffisent, en général, pour la plupart des demandes. C’est dommage, mais il est rare qu’un domaine d’expertise soit demandé en particulier, voire qu’on vienne te voir « pour ton style ». Malheureusement, les devis arrivent alors que le client potentiel n’a jamais vu le portfolio du graphiste en question, c’est dommage.

      D’accord avec ton dernier paragraphe, mais le sujet est volontairement large, car je pense qu’on peut l’adapter dans tous les cas que tu as énoncés. Le terme « graphiste » est utilisé à tort et à travers, et mes mots ne sont pas choisis par hasard : qu’est-ce qu’un graphiste alors ? Est-il, de par son métier, un touche-à-tout ? Certains se spécialisent, mais soyons réalistes : il faut manger, vendre, et il est rare qu’on se cantonne à ce qu’on fait le mieux dans ces cas-là.

      De mon côté, étant freelance en plus de mon travail de salarié, j’ai la chance de pouvoir me permettre de déléguer ce que je ne sais pas faire (de l’intégration, par exemple) parce que mon salaire arrive tous les mois, mais peut-être que ceux qui auront besoin de ce petit plus financier sans avoir toutes les connaissances approfondies ne diront pas non, ce qui peut aussi se comprendre…

      Du coup, l’expertise, est-ce de l’élitisme ? Vaste sujet…

      • Répondre

        enora

        19 octobre 2011

        Du coup, l’expertise, est-ce de l’élitisme ?

        l’expertise, c’est le savoir pur et dur avec de l’expérience en prime dans un domaine précis, l’élitisme, une manière d’être et de considérer les autres…
        De mon point de vue c’est deux choses complètement différentes….

  4. Répondre

    Cabaroc

    17 octobre 2011

    Qu’entends-tu par « polyvalent » ? Les débats trollesques tournent souvent autour de l’opposition graphiste vs Intégrateurs. Mais le problème est que ça a un côté réducteur qui confronte deux choses très différents à la base : la création et l’exécution. Mais si on s’en tient seulement la profession de graphiste ou d’intégrateur, et comme le note Laurent, il y a déjà plein de savoir-faire à maitriser pour être polyvalent. C’est comme si on demandait à un intégrateur, « faut-il savoir coder sur les principaux CMS ? »

    Je connais des graphistes qui ne savent pas dessiner et d’autres qui sont aussi bon photographe que graphiste. C’est des fois les contraintes de temps ou de budget qui nous obligent à maitriser plusieurs compétences. Mais tu remarqueras qu’on a toujours une préférence. On se sent plutôt graphiste, plutôt dev, plutôt illustrateur, etc. Dans tous les cas je constate que l’association d’expertises permet souvent d’atteindre un plus haut niveau de qualité sur un projet.

    En fait je pense que ce n’est pas « polyvalent » ou « spécialiste » qu’il faudrait comparer, nous sommes pour la plupart polyvalent en fait, c’est ça qui fait notre différence par rapport au voisin. Non, je pense qu’en fait c’est plutôt l’opposition de graphiste « généraliste » ou « spécialiste » le vrai débat.

    • Répondre

      Argo

      17 octobre 2011

      Je rejoins l’idée de J-P, notamment sur la contrainte budgétaire, où , pour rentrer sur pas mal de projet, avoir plusieurs compétences est vraiment appréciable. Car sinon si on sous-traite tu imagine bien le nombre de chiffres sur le prix final…ou alors avoir un gros client et fournir un service de très grande qualité.

      Aujourd’hui graphiste ce n’est plus juste le print, mais le web, le mobile, les tablettes…….et bientôt un nouvel autre support ?? Donc à un moment donné si tu veux évoluer tu apprends une nouvelle compétence et donc tu est polyvalent.

      Il y a matière à dire de tous les cotés, de chaque point de vue différents de chacun,…comme l’a dit Christelle, c’est sujet casse-gueule !

  5. Répondre

    JM

    17 octobre 2011

    J’ai été formé dans le but d’avoir un métier principal (maquettiste) mais de aussi de connaître les autres métiers (fabricant, correcteur, chef de projet, imprimeur) qui m’entourent.

    Le hic, c’est de plus en plus récurent dans les annonces d’emploi ou en entretien, c’est pour les patrons de vouloir que je sache être d’autres métiers que j’estime « entier » et dont je n’ai pas suivi de formation sur le sujet pour être opérationnel. J’ai des notions mais c’est tout. Le futur employeur ne paye pas (dans le sens valoriser) les compétences supplémentaires, ni veut s’engager à payer des journées de formation.

    Parfois aussi, sans être un autre métier, on me demande d’apporter mes compétences mais ça souvent été un piège. Au final, on me le reproche. On veut du changement mais au final,…

  6. Répondre

    enora

    18 octobre 2011

    Pour être souvent confrontée ça j’ai une ligne de conduite : chacun son métier et plutot que faire un taf moyen et prendre tout le pognon je préfère faire un bon taf et que le client soit content et qu’on soit sur un presta QUALITATIVE.
    Je suis plus dans une démarche de capitaliser sur un taf (aussi bon pour ma réputation que pour mon book) qu’aller jouer le multi casquette (d’ailleurs les couteau suisses pour bosser je les fuis comme la peste, au pire je fais appel à moi même).
    Maintenant tout le monde n’a pas les moyens de se le payer, alors je peux proposer une presta avec parfois du conseil sur le contenu rédactionnel, faire du site vitrine, aider à la stratégie de communication, conseiller sur de la rédac web et du référencement….
    Y a jamais une réponse à un problème, ni une règle de l’art, tout dépend pour qui tu bosses, quelles sont tes compétences.
    Le mot optimiser dit parler a tous le monde ici, je suis pour optimiser les prestations et ses compétences….
    Si ma polyvalence peut servir un client allons-y, si elle dessert un projet, mode « Expert » ON.

  7. Répondre

    enora

    18 octobre 2011

    Quand je parle expert, je dis que je fais appel a des experts, les gens avec qui je bosse je les choisis selon leur domaines de compétences et leur spécialités…
    un photographe, un dev, une redac web, une consultante en com etc….
    Je ne suis pas dans le débat de « qu’est ce qu’un expert, comment on devient the best of the de la réputation de la mort qui tue avec le taf qui déchire etc… ».

  8. Répondre

    Anne-Sophie

    18 octobre 2011

    En tant que freelance, je passe généralement beaucoup de temps à expliquer à mes clients en quoi consiste mes compétences et aussi ou elles s’arrêtent. Beaucoup d’entre eux n’y connaissent pas grand chose et ont des priorités/contraintes qui ne sont pas les tiennes. Il faut presque toujours expliquer, argumenter, parfois trouver des compromis. Je n’ai pas de problème avec ça, ça fait partie du « jeu ».

    Au final, graphiste polyvalent ou expert, il faut avant tout savoir « se vendre » si l’on souhaite vivre de sa passion. Tout dépend donc du milieu professionnel dans lequel on évolue et les motivations de chacun à pratiquer ce métier.

  9. Répondre

    Yamo

    18 octobre 2011

    Bonjour,

    Comme écrit par Laurent, il n’y a pas de réponse à cette question, il n’y a d’ailleurs pas de question tout court, car il n’existe pas « le » ni « un » graphiste mais des dizaines de milliers de graphistes, c’est-à-dire de professionnels dont le métier est la production d’images (définition large s’il en est, surtout aujourd’hui), avec presque autant de topologies d’activités, qu’elles soient salariées ou indépendantes.

    Autant de champs d’interventions, de positionnements, de besoins clientèles, de processus d’entreprise, d’opportunités de développement, de projets au quotidiens qui ont tous leurs spécificités et leur manière d’y répondre ou de s’y intégrer, si c’est ce qu’on veut.
    Voilà pourquoi on trouvera des graphistes ultra polyvalents qui auront totalement raison de l’être, des ultra spécialisés qui auront tout autant raison, des tas de profils entre les deux et même deux-cents définitions de  » polyvalent » et de « spécialisé ».

    Quand je vois des gens débattre sur cette question et poser des règles, j’ai l’impression de les voir affirmer qu’une voiture devrait être rouge, ou une cuillère en bois. Si ce sujet est « trollesque », c’est que, comme la plupart de ceux de sa catégorie, il n’a pas une réponse mais des milliers valables.
    Tu tombes toi-même dans cet énorme panneau quand tu déclares que selon toi un designer graphique « devrait » forcément être print ET web et « maîtriser tous les supports de communication ». C’est complètement inepte, et va à l’encontre de la plus évidente des réalités de milliers d’entre nous.
    À l’inverse, tu ne considères pas essentiel pour un graphiste de savoir coder des CSS (c’est mon cas également), mais c’est pourtant le plus gros du travail d’une certaine catégorie de graphistes qui t’affirmeront donc le contraire.

    Bref, bravo pour l’effort de synthèse qui est fait ici, mais je trouve dommage que tu te fasses avoir par le sujet et tombes toi aussi dans les écueils classiques du dogmatisme sans objet (même s’il est à chaque fois modéré par les « selon moi » de rigueur – qui ne changent rien car on se doute que tu n’écris pas selon un autre), jusque dans le titre lui-même.

    Il y a d’autres façon d’aborder une problématique (surtout aussi large) que par le biais de la question fermée oui/non pour/contre, d’autant que cette approche conditionne forcément la réflexion qui va suivre. On voit bien que ça ne mène à rien dans les innombrables débats que tu évoques toi-même dès ton introduction, dommage de reproduire le même schéma.

    Pour redevenir constructif : chaque graphiste est responsable ce qu’il « met » dans son métier. Il le fera selon ses aspirations, ses besoins et ses objectifs, et il est encore le mieux qualifié (en théorie du moins) pour connaître ces derniers.
    Le graphiste ne « doit » être ni polyvalent, ni spécialiste, il est juste censé être efficace et compétent à la place qu’il s’est donnée dans le secteur, quelle que soit la forme que revêt cette compétence.

    • Répondre

      Christelle

      18 octobre 2011

      Comme je l’ai dit et répété, cet article est une amorce de réflexion et ne peut pas apporter une réponse unique et universelle. Il y a autant de graphistes que de domaines d’expertise possibles.
      J’ai essayé, dans la mesure du possible, de proposer un prétexte pour un échange ; je vois souvent la question se poser (comme dans le sondage que je linke), mais peu de réponses constructives et argumentées.

      Evidemment, il est facile de tomber dans les écueils que tu as cité, mais il fallait forcément que je donne un point de vue qui est le mien, et je pense encore qu’il est indispensable de maîtriser (ou du moins, de toucher à) tous les supports sur lesquels la créa va apparaître. Je ne dis pas qu’il faut forcément savoir maîtriser sa technique (un créa print ne saura pas forcément faire de la vidéo 3D) mais il faut pouvoir l’appréhender dans sa globalité. Quand on crée une charte graphique, on est obligé de penser à tout cela, comment faire si on n’a aucune notion multimédia ? Se spécialiser, c’est bien, mais rester ouvert sur les métiers qui nous entourent, c’est mieux !
      Combien de fois voit-on des logos qui ne sont même pas pensés en RVB… ?

      Finalement, être graphiste, ce n’est pas un peu être touche-à-tout ? Avoir des connaissances variées, qu’on approfondira selon le besoin du client ? Ou l’inverse, ne se cantonner qu’à ce que l’on sait faire et du coup balayer les demandes extérieures ?

      Je pose des questions, je n’ai pas forcément les réponses, et les commentaires sont bien plus intéressants que l’article en lui-même…

  10. Répondre

    STPo

    18 octobre 2011

    Je ne vais pas répéter ce que j’ai lu plus haut, la polyvalence reste une notion bien relative et tout est affaire de positionnement.
    Pour ma part par exemple, je ne vends pas du tout de print et je le clame haut et fort sans rougir, par contre je sais dessiner et faire des CSS mais ce n’est pas pour autant que je l’exigerai de mes confrères de façon systématique. Savoir ce qu’on vend et ne pas tricher sur ses compétences est essentiel, le reste c’est de la littérature =)

    • Répondre

      Christelle

      18 octobre 2011

      Il faut donc savoir être honnête avec soi-même et ses clients, c’est ça, la réponse universelle ! 😉

    • Répondre

      Jenibelle

      22 octobre 2011

      I guess finding useful, reliable ifnroamiton on the internet isn’t hopeless after all.

  11. Répondre

    enora

    18 octobre 2011

    Ce qui est sur c’est que ce qu’on investit en temps dans d’autres domaines on ne l’investit pas dans notre coeur de métier….
    Il faut pouvoir parfois recentrer son champs de compétences et le limiter pour pouvoir progresser dans un domaine précis.
    C’est le choix que j’ai fais en sortant de formation en programmation Internet, là je me suis dis que j’étais vraiment allée trop loin….que ce n’était pas fait pour moi que je savais ce que j’aimais faire et en quoi j’étais compétente et que je devais m’en tenir à ça.

    Et c’est aussi la difficulté quand t’es a ton compte, tu fais du commercial, du public relation etc…et la part de travail réelle sur des projets est assez faible finalement…En tout cas pour ma part.

  12. Répondre

    Claire-Andréa

    18 octobre 2011

    Très bon article, comme toujours. J’aime ton point de vue.
    Pour prendre mon cas précis, je sors d’une formation qui nous a poussés à la polyvalence (DUT SRC Limoges). Je me suis spécialisée en graphisme, et je m’efforce de travailler aussi bien pour le print que pour le web. Ce choix n’est pas venu d’un souci de polyvalence. Le print est un domaine qui m’attire, mais en faire précisément mon métier restreignait trop mon domaine de compétences. Je me suis donc penchée sur le web.
    Par contre, la question de l’intégration s’est récemment posée, à cause de l’évolution des technos. Intégrer, j’adore ça. Je vénère WordPress que je connais plutôt bien, mais depuis l’arrivée du HTML5, j’ai quelques lacunes. Du coup, j’ai décidé de plancher aussi coté technos pour garder ce coté inté, et de faire appel à un développeur pour les gros blocs de code.
    Du coup, je pense qu’il est possible de ne pas se spécialiser trop fortement, mais dans ce cas, il faut savoir qu’on y passera des nuits 😉

  13. Répondre

    fvsch

    18 octobre 2011

    Ce qui me sidère toujours dans ce vieux débat, c’est qu’on est souvent à la recherche d’un profil idéal, et qu’on utilise un vocabulaire moralisateur. Un graphiste DOIT-il être polyvalent? Elliot Jay Stocks qui condamne les webdesigners qui ne codent pas: “No excuse”. Zeldman qui parle des “vrais designers”.

    Quelle idée étrange de penser qu’il y a une manière de faire clairement meilleure que les autres dans toutes les situations, qu’on est soi-même capable de la décrire précisément, et que ceux qui ne s’y conforment pas sont de mauvais professionnels.

    Heureux de voir que cet article ne tombe pas dans ce travers.

  14. Répondre

    Lemoigne Baptiste

    18 octobre 2011

    Hello,

    Si je devais donner une vision du graphiste je dirais que celui-ci est assez proche du dyslexique. Il peut voir la mêmes choses, mais ressentir les choses différemment, mais le processus que fait son cerveau, sera d’analyser les formes pour enfin découvrir l’objet, tandis qu’une personne lambda découvrira de suite l’objet.

    Tout cela pour dire que nous avons une sensibilité bien différente des autres, mais aussi des uns des autres (là je parle de nos confrères). Pour certains, un graphiste peut avoir une double compétence avec la photographie. Et beaucoup d’autres pensent que la double compétence graphiste/intégrateur n’est pas recevable.

    Là où je suis déçu par cet article, vous posez votre analyse sur la reconnaissance des pères. Tout le monde ne cherche pas la e-réputation, il y a des graphistes que je connais qui se font pas mal d’argent, réalise un super boulot depuis plusieurs années et qui pourtant se font discret dans le métier.

    Et quand bien même, la reconnaissance se fait sur le tard, en quoi cela peut empêcher d’assurer une double compétence et réussir avec les années si tu t’accroches ? l’expert d’aujourd’hui était forcement dans la moyenne quelques année auparavant…

    • Répondre

      STPo

      18 octobre 2011

      > Là où je suis déçu par cet article, vous posez votre analyse sur la reconnaissance des pères.
      Œdipe, sors de ce corps !
      (pardon)

    • Répondre

      Christelle

      18 octobre 2011

      Intéressant ce point de vue, même si je ne suis pas sûre d’avoir basé mon article sur la reconnaissance de ses pairs. Là où c’est le cas, c’est qu’effectivement, il y a beaucoup d’experts auto-proclamés et qu’on ne s’auto-proclame pas expert car cela n’a aucun sens. Je peux très bien dire que je suis experte en gâteau au chocolat, ça ne voudra pas dire grand chose : d’une part parce que personne ne pourra vraiment dire si c’est vrai ou pas (l’expertise Schrödinger), et ça n’aura pas de réel fondement ni de vraie objectivité.
      La reconnaissance est nécessaire à l’expertise, car être expert dans un domaine, c’est le maîtriser et être meilleur que d’autres. Ce n’est pas une compétition, mais une question de différences de niveaux de connaissance.

      Et en effet, l’expertise repose sur l’expérience, mais ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : l’un n’est pas meilleur que l’autre (cf les commentaires plus haut).

  15. Répondre

    Ysu

    18 octobre 2011

    Personnellement, je m’estime comme polyvalent puisque je suis « moyennement » compétent autant en Web Design, qu’en dév. frontend, qu’en dév. backend. Pourquoi « moyennement » ? D’une part, parce que je suis encore jeune et que je manque d’expérience, d’autre part, parce que je n’ai jamais su où me situer. Etant à la fois pragmatique, logique et créatif, je ne pouvais nier mon attirance pour le Web Design tout autant que mes capacités en prog. Tout cela, accentué par une bonne couche de formation généraliste en IUT.

    J’ai été bête de ne pas me spécialiser plus tôt, puisque lorsque je suis arrivé sur le marché du travail, on m’a souvent reproché de partir dans tous les sens., même si j’étais clairement orienté Web. Seules une poignée d’entreprises ont considéré qu’être polyvalent était un atout, les autres estimant que je ne pouvais être bon dans mon domaine quand me focalisant.

    J’ai du attendre d’entrer dans la vie active, de voir le fonctionnement des agences, pour pouvoir bien m’évaluer professionnellement. Aujourd’hui, j’estime que le dév. frontend est un bon compromis pour moi, car il fait l’interface entre le créa. et le dév. backend. Je peut continuer à me passionner pour la créa. en aparté, en jouant le rôle de consultant auprès de mes collègues par exemple.

    A l’heure actuelle, je considère que la spécialisation est basée sur deux paliers : le palier primaire, et le palier secondaire. Le palier primaire correspond à son domaine de prédilection (dans mon cas, le dév. frontend), et le palier secondaire correspond aux domaines de compétences « périphériques » (dans mon cas, le Web Design, le dév. backend, mais également le SEO par exemple). Entendez par palier secondaire : je m’informe régulièrement sur les contraintes du cycle de prod. en amont et en aval pour pouvoir jouer mon rôle d’interface dans les meilleures conditions.

    Ceci n’est que mon avis. Par contre, ce n’est pas avec l’aide des formations scolaires Web actuelles que l’on peut se définir convenablement. Autant, certaines personnes ne sont pas créatives du tout, autant d’autres, ne sont pas logiques pour un sou; donc c’est relativement simple dans ces cas de figure.
    Dans tout les cas, j’apprécie que tu soulèves ce sujet crucial. Ca change de la masturbation intellectuelle habituelle que l’on peut voir lorsque l’on traite de ce genre de sujet.

  16. Répondre

    Clément

    18 octobre 2011

    Personnellement je perçois cette question comme une sorte d’inquiétude, d’appréhension sur le fait de ne pas arriver à se « situer ». Attention je ne dis pas ça spécialement pour toi Christelle, mais pour moi je vois cette interrogation comme ça. Tu regardes certains forums tu te dis que tous les graphistes doivent être des brutes en intégration/dev, sur d’autres c’est en print, d’autres sont des tueurs en illustration, etc. Au final c’est très compliqué de se situer dans ce métier (ou plutôt ces métiers), car comme le dit plus ou moins Yamo, il y a autant de métiers différents que de designers. Après tu peux te dire « je suis bon car mes clients sont contents », mais parfois un client peut être très content d’un boulot très médiocre. Tu peux aussi te dire « je suis bon car mes confrères trouvent mon boulot intéressant », mais c’est aussi parfois décalé de la réalité économique. Je n’ai pas de conclusion définitive, pas de réponse car il me semble impossible de définir des règles dans ces métiers. Ca reste du cas par cas. Ceci dit je ne trouve pas du tout inutile d’en parler, comme tu dis les commentaires sont très intéressants.

    • Répondre

      enora

      18 octobre 2011

      @ clément, si t’arrives pas à te situer tut seul, peut être qu’en t’entourant de personnes en qui tu as confiance, et dont tu aimes le travail, tu pourrais leur demander leur avis….
      A un moment, ça s’imposera peut être pour toi comme pour moi ça s’est imposé…A force de vouloir multiplier les compétences je me suis égarée, pour mieux me retrouver au final.
      Evaluer son travail….Quand on bosse pas en équipe et qu’on est pas le bain…c’est pas évident. Et être juste avec soit, ne pas s’ensenser ni se dénigrer…
      Peut être que l’humilité est un bon angle….ne pas chercher a briller et faire le job….A un moment ça paye.

      • Répondre

        Clément

        19 octobre 2011

        Enora >> Oui bien sûr les avis de confrères dont on apprécie le travail sont assez importants et permettent d’avoir des regards experts et objectifs sur son propre boulot. Mais plus qu’évaluer son travail je parlais surtout d’évaluer son « offre » au sens compétences proposées.

        « Peut être que l’humilité est un bon angle….ne pas chercher a briller et faire le job… A un moment ça paye. »

        Je pense que tu as tout à fait raison, c’est d’ailleurs la conclusion que je me suis fait il y a un moment 🙂

        • Répondre

          Christelle

          19 octobre 2011

          « Peut être que l’humilité est un bon angle….ne pas chercher a briller et faire le job… A un moment ça paye. »

          J’ai lu sur twitter il y a peu : « Qui renonce d’être meilleur cesse déjà d’être bon » : faire le job, c’est bien, le faire le mieux possible, c’est mieux. C’est sûr, il y aura toujours des gens qui ne vous paieront pas « à votre juste valeur » (si tant est que celle-ci soit palpable…), mais bon, ne pas donner le meilleur de soi-même car le moyen peut suffire, c’est dommage dans nos métiers de créatifs.
          Après tout, les premiers à tirer le métier vers le bas sont les graphistes qui n’essaient pas, qui se bradent…
          « Être honnête avec soi-même, ses compétences » (ping @STPo), ne pas se surestimer, mais ne pas se sous-vendre, et savoir déléguer quand en vient la nécessité.

          • enora

            19 octobre 2011

            « J’ai lu sur twitter il y a peu : « Qui renonce d’être meilleur cesse déjà d’être bon » : faire le job, c’est bien, le faire le mieux possible, c’est mieux. »
            ça me semblait tellement évident que je pensais pas avoir besoin de le préciser.
            j’imaginais le gars qui bosse, qui fait de son mieux, qui fait le job (y a rien de péjoratif à ça quand je l’écris), et a force de travail et de labeur en ayant de bons référenciels et s’entourant des bonnes personnes à un moment ça paiera.

          • andre

            17 janvier 2015

            (Après tout, les premiers à tirer le métier vers le bas sont les graphistes qui n’essaient pas, qui se bradent…)
            De plus en plus de graphiste exécutifs se mette en free est brade leurs tarifs par manque de confiance .

  17. Répondre

    Olivier Beining

    18 octobre 2011

    Beaucoup de choses ont été dites plus haut.

    Je vais tenter de répondre à la question titre de l’article.
    « Le graphiste doit il être polyvalent ? »
    Si on entend la définition de graphiste à la française, je répond clairement non.

    Si on traduit graphiste par « designer », la définition anglaise est plus proche de « concepteur »
    Partant de ce constat, on peut reformuler la question.
    « Un concepteur doit il être polyvalent ? »

    Et là j’aurais tendance à répondre plutôt oui. (mais voir ma définition de la polyvalence plus bas)
    Avoir une solide connaissance dans un domaine d’application précis, d’autres plus moyennes sur des secteurs touchant cette spécialité de base et enfin des notions sur un champ élargi du secteur dans lequel on travaille.

    Ce qui m’amène à penser que la polyvalence n’est pas synonyme de médiocrité, mais au contraire d’un profil aux spécialités multiples.

    Lorsque je me suis lancé et certains ici s’en souviennent sans doute, j’ai été touche à tout, cherchant le client, les opportunités.
    La vérité c’est que ce n’est pas le client que je cherchais mais moi même.
    Qui suis je en tant que professionnel ? Qu’est ce que je veux faire ? Dans quoi je prend du plaisir ?
    Dans quoi je pense être bon ?

    Bref définir son positionnement pour ensuite définir sa cible.
    N’est ce pas ce que nous faisons tous pour nos clients lorsqu’on les conseil ?
    Pourquoi ne pas appliquer à soi notre propre expertise ?

    La question de base de cet article est lié directement au positionnement. du professionnel.
    Quelque soit le milieu (print, web ou autre), quelque soit le poste (freelance, salarié, consultant) il faut formuler un message clair pour notre cible.

    Transposez cette réflexion dans un autre corps de métier que le notre, les choses semblent plus évidentes.
    Et bien grand scoop, ce n’est pas différent dans notre profession.

    Coder pas coder ?, dessiner pas dessiner ?, Flash ou Html5 ? mac ou pc ?
    Ces débats de chapelles n’ont absolument aucun sens et me font sourire.

    Nous sommes des concepteurs, nous devons penser les choses et être efficace la dedans.
    La manière dont on rend réel le concept est à mon sens secondaire.
    Si on en à les moyens ou les connaissances c’est indéniablement un plus, mais dans le cas contraire ça n’enlève rien à la qualité du travail.

    Loin de moi l’idée, d’instituer mon opinion comme une règle absolue.
    Je suis juste convaincu que faire preuve de pragmatisme est la plupart du temps salvateur.

    • Répondre

      Christelle

      19 octobre 2011

      Olivier, j’aime beaucoup cette réflexion :
      « Nous sommes des concepteurs, nous devons penser les choses et être efficace la dedans.
      La manière dont on rend réel le concept est à mon sens secondaire.
      Si on en à les moyens ou les connaissances c’est indéniablement un plus, mais dans le cas contraire ça n’enlève rien à la qualité du travail. »

      Finalement, n’est-ce pas ça, la direction artistique ? Savoir réfléchir sur des concepts sans pour autant avoir les compétences pour les mettre en œuvre et alors s’appuyer sur des spécialistes dans leur domaine ?

      Dans l’ensemble, je trouve que tu apportes un éléments de réponse très intéressant quand tu parles de positionnement et de cible, c’est ce qu’on essayait de dire plus haut, mais pas en ces termes qui sont très justes.

      Merci pour ton retour éclairé 😉

  18. Répondre

    enora

    18 octobre 2011

    C’est moi ou on dit tous la même chose à notre manière?

  19. Répondre

    Ddesign

    24 octobre 2011

    Très bel et vrai article! J’adhère 😉

  20. Répondre

    laurent cariou

    27 octobre 2011

    Celui qui pratique son métier comme un art, se doit d’être polyvalent.
    La polyvalence est la preuve que c’est l’âme qui perçoit la vie comme un vaste champs d’investigation artistique.
    Les éléments culturels, sociaux, philosophiques, scientifiques ou spirituels de notre société sont des sources naturelles d’inspirations, elle impactent chaque âme à sa mesure et selon différents angles. Cette mesure ( perception/compréhension/restitution ) personnelle, individuelle, amène par la diversité des émotions qu’elle suscite, une expressions artistique plurielle. L’ensemble des savoirs présent en un âme, à un moment donné, sont sollicités à chaque émotion et c’est cette polyvalence qui permet la réponse la plus juste à une émotion précise.
    La capacité de faire le choix du bon outil et de la bonne expression créative sur un sujet vient de la polyvalence. L’artiste doit être polyvalent, c’est sa propre mesure qui en limite ou en multiplie les possibilités.

    Enfin….je crois !
    lumières à vous

  21. Répondre

    littlelamb_207

    3 novembre 2011

    Article très juste ! Je travaille en ce moment sur un projet de formation, mes questions collent tout à fait avec le thème de cet article, peut être pourriez vous me donner votre avis.

    Je suis diplômée d’un BTS communication des entreprises et en infographie par l’ESMI depuis 2009. En 2 ans, j’ai eu quelques expériences professionnelles peu significatives à mon sens car soit mes fonctions ne relevaient pas de « vrai » travaux d’infographie, soit j’étais la seule personne issue de ce domaine et j’ai donc du me débrouiller avec mes quelques compétences de débutante. Je considère donc avoir peu évolué.

    Ce manque d’expérience et de compétences constituent des freins à l’embauche, surtout en cette période où les postes se font plus rare et où l’on demande souvent d’être polyvalent. Voyant régulièrement des offres en infographie où des compétences web sont demandées, j’envisage de suivre une formation non seulement pour prétendre à ces postes auxquels je n’ose pas forcément postuler mais aussi pour étendre mes recherches à un poste de webdesigner ou de webmaster.

    La formation que j’ai repéré se fait en quelques mois et permet d’acquérir des compétences en HTML, CSS, PHP, java, flash etc…

    Je cherche des avis afin de valider ou non l’intérêt de suivre une telle formation, mon objectif étant de pallier au manque d’expérience par un profil plus consistant et de pouvoir saisir le plus d’opportunités possibles.

    Qu’en pensez vous?

  22. Répondre

    Coup de gueule !

    12 décembre 2011

    Le graphisme est devenu un métier de merde.

    Les termes sont volontairement un peu fort, mais nous sommes forcé de constater que notre marché a complètement changé et que la valeur de notre savoir-faire et notre expertise s’est écroulé au fils des ans. Evidement les freelances tiennent une place plus importante aujourd’hui, car tout comme les budgets, les agences se cassent la gueule les unes après les autres.

    Depuis quelques temps déjà, on voyait les petites PME économiser sur tous les postes com quitte à avoir de la merde, mais aujourd’hui ce sont les grosses boites qui rentrent de ce schéma, et là, ça commence vraiment à faire peur.

    Les prestations se réduisent au strict minimum, les secrétaires font des formations pao, l’administrateur réseau fait les plaquettes, les mauvaises impressions numériques font références et j’en passe… Déjà que l’on passait son temps à ce battre avec des clients aux goûts de chiottes, on se retrouve maintenant à gérer en plus, si on veut bouffer, un maximum de travail avec des budgets ridicules. Je ne vous parle même pas des clients qui paient à 90 jours, voir ceux qui ne paient pas du tout, ou encore, ceux qui laissent trainer les projets indéfiniment.

    Le pire c’est qu’on a toujours cette vieille l’image qui nous colle à la peau, du mec de la com qui se gave, alors que la plupart d’entre nous crève la faim en comparaison à un simple plombier. Je ne vous parle même pas de nos futurs retraites de freelance à 500€ par mois, ni même de l’impossibilité d’accéder aux crédits immobilier.

    On en arrive à un stade ou le marché est tiré irrémédiablement vers le bas. Aujourd’hui la médiocrité est reine et notre savoir-faire relégué à un niveau d’ouvrier quelconque. Si l’alternative est de faire de la merde pour bouffer, alors l’avenir de notre profession s’annonce bien mal.

    Jeunes graphistes talentueux, un conseil, tirez-vous vite de là, et trouvez un moyen d’exprimer votre talent créatif dans un autre domaine, et avec un bon CDI si possible !!

  23. Répondre

    Thibault MARTIN

    23 janvier 2012

    Article très intéressant sur un sujet qui fait aujourd’hui débat. J’ai eu une formation qui s’appuyait sur la « polyvalence », le fait que l’on sera les « couteaux suisse » de la communication.

    Mais du coup c’est un peu se tirer une balle dans le pied, on est moyen en tout et très bon dans rien. Du coup il y a meilleur de nous dans tous les domaines, et c’est dur de tirer son épingle du jeu.

    Surtout quand on voit la difficulté à avoir du travail, et les budgets qui ne font que baisser. Bref, je rejoins un peu le dernier commentaire coup de gueule ^^

  24. Répondre

    Henz

    21 février 2012

    Bonjour,

    A partir du moment où l’on considère que l’on peut passer une vie à apprendre dans une seule discipline, et si l’on n’élude pas la question de la compétence (qui consiste au moins à ne pas faire d’erreurs techniques grossières), je pense que la « polyvalence » est avant tout un argument commercial qu’il nous faut mettre en avant pour signer le maximum de contrats. Il faut bien reconnaître que 2 clients sur 3 ne discernent pas un travail correct d’un travail médiocre et que leur choix se portera avant tout sur le prix de nos prestations.

    « On en arrive à un stade ou le marché est tiré irrémédiablement vers le bas »

    Entièrement d’accord avec ceci… entre le pouvoir de nuisance des fistons qui ont reçu un mac à noël et cracké l’adobe suite et les star-designers pas fichus de préparer correctement un fichier prépresse mais qui s’acharnent à sévir en croyant le contraire, on se demande encore comment nos clients peuvent s’y retrouver.

    A l’heure du design « je te ponds un cercle noir sur fond blanc que je facture comme un Picasso parce que c’est très design » et du « je suis typographe parce que je colle de l’helvetica partout », la polyvalence tire le métier vers le bas, car elle ouvre les portes de notre profession à n’importe qui ; la compétence n’est plus synonyme de réussite.

    Dommage pour notre égo Ô amis créatifs, mais il est temps de se rappeler que maquettiste, graphiste PAO, designer, webmestre, polygraphe… sont autant de professions différentes, chacune d’elles nécessite une connaissance spécifique et APPROFONDIE.

    La polyvalence ? Un mythe commercial ou une croyance bien démagogique et narcissique.

  25. Répondre

    Simon

    2 avril 2012

    J’ai bien l’impression qu’une bonne part du monde graphique souffre d’un même maux qui ronge aussi la sphère du référencement … Heureusement, nous avons aussi en commun une arme : l’expertise née de la richesse de nos expériences ! 🙂

  26. Répondre

    OrangeDrive

    9 juillet 2012

    Bonjour à tous !
    C’est une question que je me pose beaucoup également. En effet, je suis graphiste dans le web en agence depuis 3 ans et leur politique a toujours été de bien « séparer » les pôles: les graphistes créent les maquettes sous Photoshop, les intégrateurs intègrent, les développeurs développent etc…
    Aujourd’hui, suite a un licenciement économique, je me heurte à un gros problème vis a vis des entretiens que j’ai eu (pas tous), mais dans la plupart des cas, le fait que je ne sache pas intégrer me handicap. Pour certains, créer la maquette et savoir l’intégrer briderait la créativité, pour d’autre c’est une manière de gagner du temps et de mieux maitriser son sujet.Du coup je songe à m’orienter vers une formation. Si vous avez des conseils en tous genre, n’hésitez pas !

    • Répondre

      Christelle Mozzati

      9 juillet 2012

      Bonjour OrangeDrive,

      Je n’ai pas la « réponse » à tes questions, mais j’ai pu en effet constater, puisque je garde toujours un œil sur les offres d’emploi, que le métier de webdesigner tend de plus en plus à être assimilé à celui d’intégrateur.
      Il est évident qu’il est bien difficile de créer sans avoir les bases en HTML / CSS pour connaître l’étendue des possibles et les contraintes du support.
      Savoir intégrer est une compétence qui ne sera jamais dévalorisée par rapport à ton métier de designer, au contraire. Je dirais que le meilleur moyen de savoir si tu dois ou non faire une formation, c’est de savoir l’orientation que tu veux donner à ton avenir. Est-ce que tu aimeras autant coder que designer ? Est-ce que tu le fais par dépit ou par réelle curiosité ? Est-ce que tu seras assez passionné(e) pour rester en veille et te tenir à jour des évolutions ?

      De plus en plus, dans les offres d’emplois, on demande un maximum de compétence (designer, intégrateur, développeur, illustrateur, flasheur…) pour un salaire de misère. La seule solution, pour contrer ça, c’est de refuser ces postes couteau-suisse.
      Mais encore faut-il le pouvoir, et le vouloir. Mais ceci est ton choix à toi seul(e) 🙂

  27. Répondre

    EmmeranR

    23 septembre 2012

    Article très intéressant, puisque d’actualité. Merci beaucoup pour ces quelques éclairages !

  28. Répondre

    Elise

    27 août 2014

    Bonjour à tous !
    J’espère que cet article est encore vivant (: car même en 2014 aujourd’hui il reste d’actualité et je me pose une question très proche du thème abordé ici.
    Voilà j’ai le choix d’intégrer deux écoles différentes qui enseignent le design graphique mais pas de la même manière.
    Les deux parcours se décomposent en 5 ans, toutefois étant titulaire déjà d’un BTS j’entrerai directement en 3 eme année directement. La différence est que la première école propose une 3ème année avec enseignement global (packaging, web design, Motion design, conception publicitaire etc) mais propose pour la 4ème et 5eme année de choisir une option permettant de se spécialiser, si je peux utiliser ce terme, soit dans le design digital (Motion design, design interactif) soit dans le design corporate (packaging, identité visuelle) soit dans la publicité (conception publicitaire) soit enfin dans la typographie (création typographique, édition). Et les enseignements qui restent communs à ces 4 options sont la conception digitale (sites web, applications smart phone).
    L’autre école quant-à elle propose de garder un enseignement général jusqu’au bout en ayant des cours en 3ème et 4ème année de packaging de vidéo 3D d’animation de design éditorial de multimédia etc. La 5eme année elle, se déroule en alternance.

    Je me demande donc qu’elle école choisir … Vaut-il mieux toucher un peu à tout ? La vidéo, la 3D, l’animation qui sont des domaines très éloignés de mes compétences ou alors rester sur une légère spécialisation comme le propose la première école ?
    Dans les deux cas les diplômes sont reconnus par l’état au niveau 1.

    Je sais que vous avez plus ou moins abordés ces questions et j’ai lu l’article ainsi que tous les commentaires mais comme il s’agit la d’un chois d’orientation scolaire c’est un peu différent …

    Merci en tout cas par avance (:

  29. Répondre

    davidh

    4 octobre 2015

    très bon article, toujours d’actu. bravo.

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